Le grand secret du ciel, sommes-nous tous des extraterrestres ?

Pierre Lance, éditions des Ecrivains, 1999

 


Des planètes biogènes et des civilisations anciennes doivent être nombreuses dans notre galaxie. Leur avance technologique doit leur permettre de nous visiter. Leur avance ne date pas d'aujourd'hui, ils peuvent avoir 5 milliards d'années d'avance sur nous, nous sommes visités depuis la nuit des temps. Les scientistes ne veulent pas les voir, comme ils ne voulaient pas regarder dans la lunette de Galilée. Les scientifiques, en niant le phénomène ovnien a priori, ne font que le confirmer. Eux qui devraient prendre la tête de la résistance se conduisent en traîtres à l'espèce dit l'auteur. Les rapports avec les religions, les mythes, le paranormal, les apparitions doivent être élucidés. La vérité doit se faire sur les enlèvements rapportés et les opérations subies. La science se doit sinon de protéger ces victimes potentielles, au moins de les mettre en garde et de les préparer. Nous devons nous préparer au choc socio-psycho-culturel que serait leur prise de contact, qui peut être neutre, hostile ou bienveillante. Rien à perdre s'ils restent cachés, tout à gagner s'ils se déclarent. Dit-il mais pas si sûr. Ils peuvent aussi coloniser de façon imperceptible sans se déclarer.

L'auteur fait l'hypothèse, que d'aucuns trouveront extravagante, que le christianisme a été et est un appareil de prise en main de l'humanité et que les aliènes s'en servent comme auxiliaire de leurs manœuvres, dont nous ignorons tout, comme de leurs motivations. De même notre surnaturel, notre paranormal, sont du naturel et du normal que nous n'avons pas encore élucidés et qu'ils peuvent maîtriser. Religions, mythes, paranormal sont, soit suscités par notre faiblesse psychique, soit des moyens créés et entretenus par les aliènes aux fins d'une domestication, imperceptible de l'espèce humaine. Ils semblent doués d'un psychisme supérieur, de pouvoirs psychiques et technologiques supérieurs (télépathie, intuition, dominance psychique), mais ils semblent ignorer l'affectivité, aucune mimique, ni rire, ni pleurs, ni colère, ni enthousiasme.

La question n'est plus Sont-ils là ? Mais sont-ils des robots ? Des hologrammes? Des sociohumains dont les cerveaux seraient les neurones d'un cerveau collectif? Manipulent-ils des dimensions de la science inconnues de nous ? Sont-ils aussi méchants que nous ? Nous exploitent-ils déjà ? Dans quels buts ? Avec l'accord de nos gouvernants peut-être? Manipulent-ils le temps, l'espace, la matière? Ont-ils atteint une immortalité potentielle ? La Bible décrit-elle des faits réels émanant d'une espèce supérieure qu'on comprenait mal ? Et l'auteur envisage trois hypothèses : une expédition aliène impérialiste nous tenant en élevage et en esclavage ; une colonisation paternaliste douce mais atterrée par notre violence, notre mépris pour les espèces animales et végétales, polluant à mort la planète ; une expédition scientifique froide indifférente. Et toujours la question : Pourquoi ne voulons pas les voir ? Pourquoi refuser de nous préparer au choc que serait même la seconde.

Ce livre, à l'inverse de la plupart des autres, n'est pas une compilation de faits se recopiant plus ou moins les uns les autres. Il en faut d'ailleurs. Ni de spéculations sur la nature et l'origine des aliènes dont nous ne saurons jamais que ce qu'ils partagent avec nous et qu'ils voudront bien nous laisser savoir. C'est un livre de réflexions sur l'attitude incompréhensible selon laquelle ils nous manipulent sans doute déjà et d'une société se sachant épiée par d'autres qui aurait décidé de nier tout en bloc, de ne pas regarder dans la lunette, pour retarder le plus possible le moment où il lui faudra reconnaître les limites de sa science, les insuffisances de sa conception du monde, et sa subordination à des supérieurs en technique et surtout en psychisme. L'humanité ne mérite pas que ses gouvernants, ses scientifiques, ses militaires, ne pensent qu'à leurs états d'âme, et la laisse dans cet état de doute, d'insouciance, d'inconnaissance et d'angoisse, au lieu de l'informer et de la préparer au pire, que probablement certains de ses membres ont déjà expérimenté dans le noir. C'est de la haute trahison envers la société et l'espèce et c'est l'honneur de quelques scientifiques marginaux et de quelques généralistes et chercheurs isolés, comme l'auteur, de récolter les faits, de tenter de les traiter, les interpréter, d'accumuler le matériel sur lequel il faudra bien que la science se penche un jour, en espérant qu'elle se décidera avant que ce soit devenu inutile.

Jacques Costagliola


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