Nous ne sommes pas seuls dans l’espace, mémoires

Gordon Cooper, Presses du Châtelet, 2001


Le colonel Gordon Cooper, alors major de l’armée de l’air américaine, est un des sept premiers astronautes sélectionnés en 1960 pour le programme Mercury et le dernier à orbiter le 15 mai 1963 : panne totale courant à la 19e révolution, température et CO2 montent et il devra prendre les commandes à main pour une rentrée acrobatique et un amerrissage réussi. Puis, c’est Gemini 5 avec Conrad. Il est crédité être le premier astronaute à avoir observé un ovni dans l’espace, il dément ainsi que les histoires de photos, de structures sur la Lune et d’observations par d’autres astronautes, sauf celle de MacDivitt et White sur Gemini 4 en 1965 : un objet métallique bizarre avec un bras qui dépasse, dûment photographié, il n’était pas sur la liste des débris spatiaux et ne pouvait être le 2e étage du lanceur Titan II que Divitt avait identifiée auparavant.

Par contre, il rapporte plusieurs observations d’ovnis à lui directement rapportées, malheureusement il ne donne pas toujours noms, dates et détails : - quatre par un commandant de bord de ses amis dont l’une sous une aile ; - une par deux pilotes d’essai sur T-33 à 9.000 m au dessus d’Amarillo, alertés par le centre de contrôle d’Albuquerque et son radar, il s’étaient rapprochés d’un grand disque métallique et avaient volé avec lui dix minutes en formation serrée. Lui-même en a vu en 1951 alors qu’il était lieutenant en second à la 525e escadrille de chasseurs bombardiers en RFA sur F-84 puis F-86 Sabre, ayant décollé en formation d’interception de disques métalliques argentés qui montaient toujours plus haut que le plafond des chasseurs. Des soucoupes ont survolé la base quotidiennement pendant deux ou trois jours. Parfois en groupe de quatre, parfois jusqu’à seize appareils en même temps. Elles pouvaient varier d’allure et même s’arrêter pendant que nous filions sous leur ventre comme des flèches. Elles venaient au dessus de la base à intervalles réguliers toute la journée généralement d’est en ouest. Des photos, des rapports d’officiers supérieurs, aucune enquête officielle.

Le 3 mai 1957, son équipe de photographes, James Bittick et Jack Gettys, filmait des atterrissages d’essais sur le site Askania n°4 d’un lac asséché de la base Edwards, ils enchaînèrent à une photo par seconde, sur une soucoupe à trois trains d’atterrissage se posant devant eux à 50 m, métallique argentée de 10 m de diamètre silencieuse, mitraillée au 24 x 36 et au 4 x 5 ; elle s’est envolée à survitesse quand ils s’en sont approchés. Cooper appelle le Pentagone où un général lui donne l’ordre de développer les films sans tirage papier et de les envoyer à Washington dans une valise fermée à clef. Cooper n’a pas tiré de positifs mais a vu les négatifs : gros plan d’une soucoupe classique argentée, brillante, lisse, posée sur tois pieds. Plus rien sur cet atterrissage sur une installation militaire ultrasecrète. Ballon sonde déformé par l’air du désert dira-t-on. Un ballon sonde en forme de soucoupe avec trois trains d’atterrissage réplique-t-il.

Il cite quelques observations inexpliquées du programme Livre Bleu :

- 13.03.51, base aérienne de McClellan, lieutenant en premier BJ Hastie, un cylindre de 60 x 27 m, durée d’observation deux minutes, départ à vitesse insensée ;

- 24.03.52, Point-Conception, Californie, un navigateur radariste volant sur B-29 suit 20 secondes un objet à 5.000 kmh, quatre fois celle de l‘avion le plus rapide d’alors.

- 10.01.53, Sonoma, Californie, le colonel ® Robert McNab, de l’Agence de sécurité fédérale FSA, voit pendant 75 secondes un objet plat opérer les évolutions les plus incroyables ;

- 15.07.51, le fameux carrousel de Washington ;

- 13.08.56, deux bases aériennes américaines en Angleterre sont survolées, deux avions sont envoyés en interception, un ovni s’enfuit à 18.000 kmh, un autre se colle en queue d’un avion qui ne peut se dégager jusqu’à son départ.

De 48 à 69, Livre bleu enquête sur 12.618 observations et ne peut en expliquer 701. Dans le premier semestre 52 : 400 rapports dont nombre par des pilotes envoyés après observations visuelles ou radars. Les photos prises par Cooper sur Gemini 5 lui sont confisquées sur ordre du président Lyndon Johnson, il saura plus tard qu’il avait photographié la zone 51 où la technologie de disques crachés serait expérimentée et dont il n’a jamais rencontré quelqu'un admettant y avoir travaillé. Cooper était l’ami des Allemands enlevés par les Américains : Hermann Oberth, avait dirigé une commission d’enquête ouest-allemande sur les ovnis et les disait " propulsés par un champ gravitationnel modifiant la gravité en énergie utilisable, et ne venant pas du système solaire " ; Wernher von Braun qui a fait une observation inexpliquée le 10 juillet 1949 à White Sands, alors qu’il lançait un V-2 à 600 m/sec, deux petits ovnis montaient en cerclant autour du missile, dont l’un passa dans l’échappement du missile, puis le laissèrent sur place à grande vitesse.

Cooper nous révèle que le coup d’arrêt au programme Saturn 5, à la conquête de la Lune et de Mars est dû à la croisade du sénateur Proxmire contre les dépenses inconsidérées, l’une des plus grandes stupidités faites par ce pays dira von Braun. En 1970, Cooper quitte la Nasa et participe à des fouilles sur un site olmèque, il y voit des représentations d’hominoïdes supérieurs et des symboles et méthodes de navigation aux étoiles les plus récentes.

En automne 1975, un rapport du NORAD à propos du survol de bases aériennes de la frontière nord de près aurait oublié celui des sites d’armes nucléaires : - 28.10.75, BA de Loring, Maine un objet rouge et orange, à feu blanc clignotant et feu ambre et orange, mouvements désordonnés et arrêts ; - 30.10.75, BA de Wurthsmith, Michigan, un feu pointant en bas et deux feux rouge arrière, vu et radaré par un KC-135 de ravitaillement en vol, qui s’en approche et le voit partir à 20.000 kmh ; - 08.11.75, BA aérienne de Malstrom, Montana, sept objets, témoins au sol, vitesse 15 kmh au radar ; - 10.11.75, BA de Minot, Dakota-nord, objet brillant silencieux défile rapidement à 600 m au dessus douce la base ; - observation de Jimmy Carter, Leary, 1969, orbe flamboyant rouge et vert traversant le ciel en quelques minutes ; - Ronald Reagan, alors gouverneur, et son pilote personnel Bill Paynter, route sur Los Angeles, voient un ovni près d’une aile, collant aux manœuvres de l’avion quelques minutes avant de dégager et filer. En 1978, sur la proposition de la Grenade, Hynek, ancien conseiller de Livre Bleu et Cooper vont demander à l’Onu l’officialisation de la recherche, en vain. Demande reprise encore en 1998 par le colloque de Peter Sturrock.

A partir du chapitre 13 on entre dans encore plus insolite. En 1978, Greg Linde, une relation d’affaires, veut lui présenter Wendell Weddling, autre homme d’affaires qui aurait fait une rencontre du 3e type, mais Welling meurt avant qu’il ait pu le voir. Il verra son gendre, Scot Holmgren, qui raconte : Le 6 octobre 1959, Welling, G. Nelson, W. Buhler, à Montpelier, Idaho, après avoir entendu deux démarrages de moteurs et une déflagration terrible, voient un disque qui vient en basculant à une altitude de 300 m défiler à 400-500 m d’eux à 600 kmh. Il était fait de deux dômes inversés d’un gris bleuté, séparés par un espace de 50 cm muni de poteaux verticaux ; seul le dôme supérieur tournait sur lui-même, trois trains d’atterrissage, aucune marque, aucune fumée ni échappement, l’engin s’éloigne et disparaît à l’horizon en deux trois minutes. Welling s’était alors mis à construire des maquettes de soucoupes pilotables, à voilure de soie sur structure en bois de sapin et en utilisant l'effet toupie de deux demi disques contrarotatifs, l’inférieur muni de fentes rejetant l’air. L’énergie fournie par un générateur lui parvenait par un câble. Cooper est invité à piloter la plus grande qui s’élève tout de suite à 3 m et évolue dans les limites de son câble. Il en apprécie la portance et la force de sustentation.

Cooper, employé chez Disney, est contacté par Valérie Ransone qui se dit informée télépathiquement par des intelligences extraterrestres bénévolentes à notre égard. Elle participait avec quelques scientifiques marginaux à la création d’un centre de technologie avancée CAT. V. Ransone avait eu un épisode de temps manquant à 17 ans et recevait depuis des messages télépathiques de même qu’un groupe de personnes réceptives,  des enfants de l’espace. Il consulte un Dr Puharich qui travaille sur ce matériel de télépathes. Circonstance aggravante Valérie tordait les cuillères. Elle a recensé 35 enfants de l’espace de 12 à 55 ans ainsi qu’une douzaine de civilisations travaillant à informer leurs correspondants. S’agirait-il d’une nouvelle affaire Oummo ? Cooper décide de les aider à temps perdu à monter le CAT. Un message reçue par Valérie va confirmer Cooper dans la réalité du phénomène : un défaut dans la ventilation de la navette spatiale est à revoir sauf à aller à la catastrophe. Cooper informe Bennet Ben James, l’erreur de conception est repérée et réparée. Puis Valérie lui fait connaître les travaux de Nicolas Tesla, indûment doublé par Edison, Marconi, Röntgen. Tesla est mort à New-York en 1943 après que son labo et ses documents aient été détruits dans un incendie. Tesla aurai inventé un système de transmission de l’énergie sans fil par antennes, avec un circuit empruntant le sol et l’ionosphère, mais les efforts des concurrents auraient empêché la construction d’une tour de Tesla, ce que Valérie voulait réaliser. L’argent semble avoir manqué au projet.

Valérie présente Dan Fry, spécialiste de la propulsion balistique, impliqué dans la mise au point du guidage de la fusée Atlas. Le 4 juillet 1950 à White Sands, au cours d’une promenade au pied des monts Organ, peut-être téléguidée, Fry a été survolé par un objet obscurcissant les étoiles en s’approchant jusqu’à 30 m, sphère bleue de 10 m de diamètre sur 6 m de hauteur, bol retourné sur une assiette. Une voix l’avait averti de ne pas toucher la surface protégée par un champ répulsif, puis l’avait invité à un court vol comme passager. Gordon sera invité par Valérie à un second tour de soucoupe avec Fry. Mais le vol sera annulé. Cooper conclut sur les trois mystères de sa vie : les interceptions d’ovnis en 1951, les soucoupes de Welling, l’information confirmée sur un défaut de conception de la navette, sans parler des nombreuses observations inexpliquées qu’il rapporte de première main de collègues ou informateurs. Je suis curieux de la réaction de l’établissement. Fera-t-il le silence radio sur cette part insolite de ses mémoires qui occupe 74 pages sur les 310 de ses mémoires ? Prendra-t-il le risque de suggérer que la Nasa avait sélectionné, parmi les sept élus à partir des 508 pilotes d’essais retenus sur plus d’un millier de candidats, au moins un naïf fabulateur ou crédule ? L’absence de répercussion ici d’un débat américain depuis un an que le livre est paru semble en faveur de la première réaction sans doute la plus efficace.

Jacques Costagliola

 


Retour à la rubrique "Notes de lecture"