Ovnis, Attention Danger ! 

Bernard Bidault, éditions JMG, 2003


 

L'auteur est un ancien membre du GEPA (créé par René Fouéré et le général Chassin, voir http://rr0.free.fr/GEPA.html ) et n'a cessé depuis d'étudier le phénomène ovni. Il a donc un bagage solide, de quoi remplir ce livre de 435 pages + 8 d'iconographies. Son titre est justifié par les trois faits sur lesquels il insiste tout au long du livre : les forces paranormales que semble manipuler le phénomène, les morts mystérieuses, par accident, suicide ou cancer accéléré qui jalonnent la saga des ovnis de l'amiral Forrestal au colonel brésilien Hollanda, les prélèvements d'humains, abductions transitoires, et plus graves encore, les enlèvements définitifs.

Le livre se veut exhaustif. ll repousse l'origine du phénomène moderne non à Kenneth Arnold mais aux observations de la Luftwaffe pendant la 2e GM. Puis il parcourt la préhistoire des ovnis, du néolithique à la guerre d'Abyssinie en 1931, avec tout un chapitre sur les ovnis de la Bible. Roswell et les autres épaves d'ovnis crachés, strictement limités à un créneau d'une quinzaine d'années, lui semblent donc des actes volontaires ou des leurres. Après un revue de nombre d'observations parlantes classées par pays, par caractéristiques inquiétantes ou par leur classicisme, un chapitre est consacré au seul Dr X et à ses séquelles paranormales.

Les matériaux exotiques semés ou perdus par les ovnis et l'aspect physique multiforme des spationautes aliènes et donc des espèces visiteuses, sont détaillés. Une discussion classique explore la psychosociologie de l'attitude ascientifique des scientifiques qui refusent de voir un phénomène qui les obligerait à réformer leur science, leur conception de l'homme et du monde, et des politiques et des militaires impuissants à avouer leur impuissance face à une intrusion de nefs attestant une technologie et un armement à des années lumière des nôtres.

L'auteur passe vite sur l'un des aspects désagréables du phénomène : les mutilations, en fait les dissections animales. En fait le prélèvement de flore et de faune est la suite logique de l'exploration et de l'exploitation d'une planète biogène. Mais pourquoi cette ostentation, pourquoi ramener les cadavres à leur point de départ au lieu de les larguer sur l'océan ? Plus longuement traité le troisième volet de l'étude biologique de la planète à laquelle on arrache pour étude et utilisation éventuelle, plantes, animaux, hominiens, c'est phénomène traumatique des abductions humaines, dont les aspects les plus troublants, temps manquant et hommes en noir avec une expérience personnelle de l'auteur de ces deux aspects du phénomène.

Un long chapitre que l'on espère forcé pour les besoins de la thèse traite des disparitions définitives, individuelles, familiales ou collectives avec le véhicule, l'avion ou le bateau, ou rencontres du 5e type.

Pour ne rien passer sous silence, on survole le phénomène des agrocercles, invisible aux médiats, et donc à l'opinion malgré son côté spectaculaire. Fait significatif du verrouillage social, car enfin même si le dogmatisme interdit de les croire faits par une main non humaine, leur beauté, leur complexité, leur rapidité d'apparition, leur holotechnique, leur fabrication clandestine, devraient suffire à multiplier les enquêtes et les productions iconographiques, toujours réservées au microcosme ovniste.

Enfin dernier jalon de l'alternance des aspects mystérieux et dangereux : l'inventaire des relations positives entre les quelques scientifiques sérieux ayant réagi normalement dès qu'ils ont pris conscience de la réalité physique du phénomène et la longue liste des morts brutales et mystérieuses au champ d'honneur de l'ovniologie, souvent pour avoir annoncé qu'ils allaient révéler ce qu'ils croyaient avoir appris ou découvert.

Comme à l'habitude les conclusions aboutissent à l'impossibilité de conclure et posent des questions sans réponse ou des incantations. Qui sont-ils ? Combien sont-ils ? Que veulent-ils ? Quelles sont leurs motivations, leur éthique, leurs moyens, leurs buts, forcément variés ? Que faire pour ouvrir les yeux d'une humanité qui continue de danser sur un volcan que, pour une fois, elle n'a pas allumé elle-même sous ses pieds ?

Jacques Costagliola
25 mai 2003


Il faut souligner que l'on peut relever quelques erreurs assez grossières dans ce livre dont je ne citerai que quelques unes comme exemple:

Les étranges disques chinois en pierre, mentionnés page 35, ont été dénoncés depuis longtemps comme faux par Gordon Creighton dans sa revue "Flying Saucer review".
Le CV du lieutenant-colonel Corso est inexact.
Les propos du Père Corrado Balducci (page 71) sont déformés:  Le Vatican n'a pas reconnu officiellement l'existence des ovnis. Le Père Balducci reconnaît l'existence possible des ET, ce qui est totalement différent.

Vous me direz que ce n'est pas très grave et que c'est du détail. mais cela jette tout de même la suspicion sur le reste du contenu du livre.

Au cours d'une émission de télévision intitulée "y'a pas photo" (dont je n'ai pas la date), Bernard Bidault explique qu'il a rencontré, en 1976, des "hommes en noir" (MIB) qui lui ont interdit de poursuivre l'écriture d'un livre qui traitait des enlèvements. Dans son livre, il dit effectivement qu'il a eu un temps manquant et que trois homme en noir ont suivi sa voiture et qu'il a reçu un message sonore dans sa tête: "n'écrivez pas votre livre". Mais que maintenant, l'interdiction a été levée.
L'enregistrement sonore, en real media**, de la séquence télévisée est téléchargeable.

Bernard Bidault se présente comme ex-magistrat et ex-président de tribunal, décoré de l'ordre du mérite. Il a adressé une excellente réponse à Georges Charpak: 
  http://perso.wanadoo.fr/casar/BIDCHARP.htm

Simone Brunie
coordinatrice UFOCOM

** Il est possible de télécharger la version gratuite de RealOne Player à partir de l'adresse: http://france.real.com/freeplayer_r1p.html


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